La technologie Ethernet
A l'origine Ethernet, conçu en 1980 par Xerox, Digital Equipement Corporation et Intel, assure le fonctionnement des réseaux locaux à 10 Mb/s sur un câble coaxial
et une topologie en bus.
La méthode d'accès utilise un protocole à contention avec détection de collision dit CSMA / CD (Carrier Sense Multiple Access / Collision Detect). De plus en plus utilisé,
Ethernet devient une norme mondiale "de facto" des réseaux locaux d'entreprise (LAN). D'autres supports de transmission vont être par la suite utilisés : la paire torsadée
et la fibre optique, ainsi que d'autres topologies, comme celle en étoile. Plusieurs raisons expliquent son succès : facilité d'utilisation et débit élevé alliés à un faible coût.
Devant l'augmentation des données à transmettre, Ethernet 10 Mb/s cède sa place, au début 1993, à FastEthernet 100 Mb/s.
Cette dernière technologie qui s'appuie principalement sur le très répandu 10 Base-T Ethernet va permettre de résoudre provisoirement le manque de bande passante,
mais avec l'évolution des applications utilisées, plus riches en multimédia, les problèmes de saturation du réseau vont réapparaître.
C'est pourquoi, est apparu sur le marché l'Ethernet 1 Gb/s, qui multiplie par 10 les possibilités de FastEthernet. Ethernet 1Gb/s est décliné en 1GBase-T (sur
paire torsadée), en 1GBase-SX (sur fibre optique multimode) et en 1Gbase-LX (sur fibre optique monomode), chaque support étant adapté à la longueur
du réseau local à réaliser.
Mais une étape importante a été franchie : l'interconnexion de réseaux locaux Ethernet à travers un réseau métropolitain lui même Ethernet (E-MAN).
L'objectif principal étant de diminuer les coûts, en éliminant les équipements permettant d'assurer les passerelles nécessaires. La réponse à ce besoin s'appelle Ethernet 10 Gb/s.
Plusieurs versions (10 GBase-SX, 10 GBase-LX; 10 GBaseEX) sont en cours de normalisation.
Ethernet recouvre aujourd'hui un grand nombre de situations, qui combinent débit et longueur du réseau en fonction du support utilisé :
L'équipe de chercheurs des Bell Labs a réussi
à transmettre un flux optique de données à 107 Gbit/s, représentant 100 Gbit/s de données utiles plus les 7% standard de données de service
pour la correction d'erreurs, au moyen des deux technologies suivantes :
o Signalisation duobinaire : cette technique emploie trois niveaux de signal électrique (positif, négatif, nul) pour la transmission des données binaires.
Ces signaux duobinaires consomment moins de bande passante que les signaux NRZ (Non Return to Zero) classiques.
Ce format de compression de la bande passante a permis d'obtenir un flux optique de données série à 107 Gbit/s au moyen d'un modulateur
optique du commerce (prévu pour 40 Gbit/s).
o Egaliseur optique sur une seule puce : les égaliseurs optiques intégrés, inventés par les chercheurs des Bell Labs,
peuvent compenser les défauts de transmission ainsi que les limitations de la bande passante de modulation des systèmes NRZ du commerce.
La modulation NRZ est la moins complexe à produire pour la transmission optique des données. Afin de faire la démonstration d'un signal NRZ
optique à 107 Gbit/s, les Bell Labs ont développé un égaliseur optique sur une seule puce qui compense la quasi-totalité des interférences
entre symboles causées par les limitations de la bande passante de modulation d'un émetteur NRZ optique 107 Gbit/s à multiplexage temporel
électronique (ETDM). Comme pour l'approche duobinaire, les chercheurs des Bell Labs ont employé un modulateur optique 40 Gbit/s du commerce
combiné à l'égaliseur optique pour générer un flux optique de données NRZ à 107 Gbit/s.
Actuellement, l'IEEE se penche sur un double standard Ethernet, le 40 Gbit/s qui a la préférence des équipementiers car plus économique à implanter et le
100 Gbit/s qui a la préférence des opérateurs de télécomuunications.
